Noctes Gallicanae

Einhardi

Vita Karoli Magni

Annales

 


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Plusieurs sites proposent le texte latin (et souvent aussi la traduction) de la Vita Karoli Magni. Vous le trouverez ici accompagné d’une traduction personnelle.

 

Par contre, je n’ai pas trouvé le texte latin des Faits et gestes de Charlemagne par un moine de Saint-Gall, pas plus que celui de la Vie de Louis le Débonnaire de Thégand. J’emprunte donc mes citations de ces trois ouvrages à la « Collection des Mémoires relatifs à l’Histoire de France ; depuis la fondation de la monarchie jusqu’au 13ème siècle ; avec une introduction, des supplémens, des notices et des notes ; par M. Guizot, professeur d’Histoire moderne à l’Académie de Paris, J.-L.-J. Brière, Paris, 1824. »


Éginhard ou, mieux, Einhard, est né en Austrasie, la partie orientale du royaume franc, vers 770, dans la région qu’arrose le Main.

 

Il fréquente l’école du monastère de Fulda où l’abbé Baugulf le remarque pour son application au travail et son intelligence. Baugulf l’envoie à la cour de Charlemagne où le jeune homme suit les cours de maîtres prestigieux parmi lesquels se trouve le célèbre Alcuin qui louera son talent en mathématiques et en architecture.

 

A-t-il été le gendre de Charlemagne ? La chronique du monastère de Lauresheim, dont Éginhard fut le bienfaiteur, rapporte une anecdote piquante :

Éginhard, archichapelain et secrétaire de l’empereur Charles, s’acquittant très honorablement de son office à la cour du roi, était bien venu de tous, et surtout aimé de très vive ardeur par la fille de l’empereur lui-même, nommée Imma, et promise au roi des Grecs. Un peu de temps s’était écoulé, et chaque jour croissait entre eux l’amour. La crainte les retenait, et de peur de la colère royale, ils n’osaient courir le grave péril de se voir. Mais l’infatigable amour triomphe de tout. Enfin cet excellent homme, brillant d’un feu sans remède, et n’osant s’adresser par un messager aux oreilles de la jeune fille, prit tout d’un coup confiance en lui-même, et, secrètement, au milieu de la nuit, se rendit là où elle habitait. Ayant frappé tout doucement, et comme pour parler à la jeune fille par ordre du roi, il obtint la permission d’entrer ; et alors, seul avec elle, et l’ayant charmée par de secrets entretiens, il donna et reçut de tendres embrassements, et son amour jouit du bien tant désiré. Mais lorsque, à l’approche de la lumière du jour, il voulut retourner, à travers les dernières ombres de la nuit, là d’où il était venu, il s’aperçut que soudainement il était tombé beaucoup de neige, et n’osa sortir de peur que la trace des pieds d’un homme ne trahît son secret. Tous deux pleins d’angoisse de ce qu’ils avaient fait, et saisis de crainte, ils demeuraient en dedans. Enfin comme, dans leur trouble, ils délibéraient sur ce qu’il y avait à faire, la charmante jeune fille, que l’amour rendait audacieuse, donna un conseil, et dit que, s’inclinant, elle le recevrait sur son dos, qu’elle le porterait avant le jour tout près de sa demeure, et que, l’ayant déposé là, elle reviendrait en suivant bien soigneusement les mêmes pas.

Or l’empereur, par la volonté divine, à ce qu’on croit, avait passé cette nuit sans sommeil, et se levant avant le jour, il regardait du haut de son palais. Il vit sa fille marchant lentement et d’un pas chancelant sous le fardeau qu’elle portait, et lorsqu’elle l’eut déposé au lieu convenu, reprenant bien vite la trace de ses pas. Après les avoir longtemps regardés, l’empereur, saisi à la fois d’admiration et de chagrin, mais pensant que cela n’arrivait pas ainsi sans une disposition d’en-haut, se contint et garda le silence sur ce qu’il avait vu.

Cependant Éginhard, tourmenté de ce qu’il avait fait, et bien sûr que, de façon ou d’autre, la chose ne demeurerait pas longtemps ignorée du roi son seigneur, prit enfin une résolution dans son angoisse, alla trouver l’empereur, et lui demanda à genoux une mission, disant que ses services, déjà grands et nombreux, n’avaient pas reçu de convenable récompense. A ces paroles, le roi, ne laissant rien connaître de ce qu’il savait, se tut quelque temps, et puis assurant Éginhard qu’il répondrait bientôt à sa demande, il lui assigna un jour. Aussitôt il convoqua ses conseillers, les principaux de son royaume et ses autres familiers, leur ordonnant de se rendre près de lui. Cette magnifique assemblée de divers seigneurs ainsi réunie, il commença disant que la majesté impériale avait été insolemment outragée par le coupable amour de sa fille avec son secrétaire, et qu’il en était grandement troublé. Les assistants demeurant frappés de stupeur, et quelques-uns paraissant douter encore, tant la chose était hardie et inouïe, le roi la leur fit connaître avec évidence en leur racontant avec détail ce qu’il avait vu de ses yeux, et il leur demanda leur avis à ce sujet. Ils portèrent contre le présomptueux auteur du fait des sentences fort diverses, les uns voulant qu’il fût puni d’un châtiment jusque-là sans exemple, les autres qu’il fût exilé, d’autres enfin qu’il subît telle ou telle peine, chacun parlant selon le sentiment qui l’animait. Quelques-uns cependant, d’autant plus doux qu’ils étaient plus sages, après en avoir délibéré entre eux, supplièrent instamment le roi d’examiner lui-même cette affaire, et de décider selon la prudence qu’il avait reçue de Dieu. Lorsque le roi eut bien observé l’affection que lui portait chacun, et qu’entre les divers avis, il se fut arrêté à celui qu’il voulait suivre, il leur parla ainsi : « Vous n’ignorez pas que les hommes sont sujets à de nombreux accidents, et que souvent il arrive que des choses qui commencent par un malheur ont une issue plus favorable. Il ne faut donc point se désoler ; mais bien plutôt, dans cette il affaire qui, par sa nouveauté et sa gravité, a surpassé notre prévoyance, il faut pieusement rechercher et respecter les intentions de la Providence qui ne se trompe jamais et sait faire tourner le mal à bien. Je ne ferai donc point subir à mon secrétaire, pour cette déplorable action, un châtiment qui accroîtrait le déshonneur de ma fille au lieu de l’effacer. Je crois qu’il est plus sage et qu’il convient mieux à la dignité de notre empire de pardonner à leur jeunesse, de les unir en légitime mariage, et de donner ainsi à leur honteuse faute une couleur d’honnêteté. » Ayant ouï cet avis du roi, tous se réjouirent hautement et comblèrent de louanges la grandeur et la douceur de son âme.

Éginhard eut ordre d’entrer. Le roi, le saluant comme il avait résolu, lui dit d’un visage tranquille : «Vous avez fait parvenir à nos oreilles vos plaintes de ce que notre royale munificence n’avait pas encore dignement répondu à vos services. A vrai dire, c’est votre propre négligence qu’il faut en accuser, car malgré tant et de si grandes affaires dont je porte seul le poids, si j’avais connu quelque chose de votre désir, j’aurais accordé à vos services les honneurs qui leur sont dus. Pour ne pas vous retenir par de longs discours, je ferai maintenant cesser vos plaintes par un magnifique don ; comme je veux vous voir toujours fidèle à moi comme par le passé, et attaché à ma personne, je vais vous donner ma fille en mariage : votre porteuse, celle qui déjà, ceignant sa robe, s’est montrée si docile à vous porter. » Aussitôt, d’après l’ordre du roi et au milieu d’une suite nombreuse, on fit entrer sa fille, le visage couvert d’une charmante rougeur, et le père la mit de sa main entre les mains d’Éginhard avec une riche dot, quelques domaines, beaucoup d’or et d’argent et d’autres meubles précieux. Après la mort de son père, le très pieux empereur Louis donna également à Éginhard le domaine de Michlenstadt et celui de Mühlheim qui s’appelle maintenant Seligenstadt.

Traduction de F. Guizot, 1826.

Texte intégral de la « Notice » de Guizot

 

Faut-il croire cette histoire ? Éginhard a bien épousé une Imma ou Emma, mais il ne mentionne pas ce nom parmi ceux des filles de Charlemagne. Par modestie ou parce que l’empereur n’a jamais eu de fille nommée Emma ?

 

La tradition voulait cependant qu'une des filles de Charles, nommée Imma, eût épousé Éginhard, qui n'aurait pas manqué de s'en glorifier, s'il fût devenu le gendre de son redoutable maître. C'est dans le cartulaire de l'abbaye de Lorsch, écrit au douzième siècle, que cette légende est racontée comme un fait authentique. Éginhard aimait Imma, qui avait été fiancée au roi des Grecs ; Imma l'aimait aussi avec une passion qui ne faisait que s'accroître. Un soir, il va frapper doucement à la porte de la chambre d'Imma ; elle ouvre, elle le reçoit, elle oublie l'heure dans de longs entretiens ; elle s'abandonne aux baisers de son amant (statim versa vice solus cum solä secretis usus colloquiis, et datis amplexibus, cupito satisfecit amori). Mais le jour n'est pas loin ; Éginhard s'arrache des bras de sa maîtresse et va partir, lorsqu'il s'aperçoit que tontes les issues sont fermées : il a neigé pendant la nuit, et la trace des pieds d'un homme sur la neige serait une preuve accusatrice de son séjour nocturne dans l'appartement d'Imma. La jeune fille, que l'amour rendait audacieuse, imagina un expédient ; elle offrit à Éginhard de le porter sur ses épaules. jusqu'à l'endroit du palais où il avait son logement. Elle se promettait de revenir chez elle par le même chemin en suivant l'empreinte de ses pas. Charlemagne, qui n'avait pas dormi cette nuit-là, s'était levé avant le jour et regardait dans la cour du palais. Tout à coup il vit sa fille s'avancer en chancelant sous le poids d'un fardeau qu'elle déposa tout émue, pour reprendre en toute hâte la route de son appartement. Ce fardeau, c'était Éginhard ; mais la neige ne conservait pas d'autre empreinte que celle des pas d'Imma. Charlemagne, saisi à la fois d'étonnement et de douleur, garda le silence sur ce qu'il avait vu. Imma refusait d'épouser le roi des Grecs, et Éginhard demandait à l'empereur une mission lointaine en récompense de ses anciens services. Charlemagne ne se contint plus et le traduisit devant le tribunal des comtes et des barons ; mais il avait résolu de lui pardonner : « Je n'infligerai pas à mon serviteur, dit-il , une peine qui serait bien plus propre à augmenter qu'à pallier le déshonneur de ma fille ! Je crois plus digne de nous, et plus convenable à la gloire de notre empire, de leur pardonner en faveur de leur jeunesse et de les unir en légitime mariage, en couvrant ainsi sous un voile d'honnêteté la honte de leur faute. » Éginhard est introduit ; il s'approche, en tremblant, sous les regards de l'empereur. « Il est temps de reconnaître vos services passés, lui dit Charlemagne, et de récompenser votre dévouement à ma personne par le don le plus magnifique qui soit à votre convenance. Je vous accorde ma fille, votre porteuse (vestram scilicet portatricem), qui, ceignant sa robe autour des reins, a mis tant de complaisance à vous servir de monture (quae quandoque alte succinta vestrae subvectioni salis se morigeram exhibuit ) ».

Cette gracieuse légende, qui s'appuie sur une tradition presque contemporaine du fait qu'elle perpétue, nous paraît avoir certaine analogie avec le capitulaire dans lequel Charlemagne, en bannissant de ses domaines les femmes de mauvaise vie, inflige à l'imprudent ou au libertin qui donnerait asile à une d'elles, la honte de la porter sur son dos jusqu'à la place du marché où elle devait être fustigée. Le récit recueilli dans le cartulaire de Lorsch nous permet de supposer que Charlemagne faisait allusion à la peine encourue par l'homme qui ouvrait sa maison à une prostituée, lorsqu'il ordonnait à Éginhard d'épouser sa porteuse. L'aventure d'Imma et d'Eginhard, selon la tradition, aurait eu lieu au palais d'Aix-la-Chapelle, et c'est justement dans cette résidence qu'a été décrété en 800 le capitulaire qui assigne aux complices de la Prostitution un châtiment dans lequel on trouve une réminiscence de la conduite d'Imma portant Éginhard. Ne pourrait-on pas supposer que Charlemagne n'a fait son capitulaire qu'après avoir été témoin du bizarre spectacle qui l'attendait par une nuit de neige où il vit un jeune homme porté par une jeune femme ? Peut-être ne reconnut-il pas les acteurs de cet épisode amoureux ; peut- être ne s'expliqua-t-il pas d'abord les desseins des deux personnages mystérieux qui s'acheminaient lentement à travers la neige. La conjecture est permise en vue d'un rapprochement historique qui nous est suggéré par le capitulaire adressé aux officiers chargés de la garde du palais, capitulaire où nous trouvons aussi l'origine des fonctions du prévôt de l'hôtel du roi et celle de l'office du roi des ribauds. Charlemagne ordonne à chaque officier du palais (ministerialis palatinus) de faire un sévère recensement de ses agents et de ses collègues, pour savoir si quelque homme inconnu ou quelque femme dissolue (meretricem) ne se cache pas parmi les commensaux de la maison. Dans le cas où l'on viendrait à découvrir une femme ou un homme de cette espèce, il faudrait l'empêcher de s'enfuir et tenir sous bonne garde cette personne suspecte, jusqu'à ce que l'empereur fût averti. Quant à celui dans la compagnie duquel on trouverait un tel homme ou une telle femme, s'il ne voulait pas faire amende honorable, il serait chassé du palais impérial. L'empereur adresse les mêmes injonctions aux officiers de sa bien-aimée femme et de ses enfants. Ce capitulaire, dans lequel il est question d'un homme inconnu et d'une prostituée qui logent dans le palais et qui n'ont pas le droit d'y être, ce capitulaire doit avoir été provoqué par une circonstance spéciale qui coïncide assez bien avec l'histoire d'Imma et d'Éginhard. Cet homme inconnu, c'est lui ; cette prostituée, c'est elle. Dufour, Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde, tome 3, Séré, Paris 1852.

 

Quoi qu’il en soit, Charlemagne le prit pour secrétaire et lui confia la surveillance des travaux de construction de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle et à celle des palais d’Aix et d’Ingelheim. Il reçut le surnom, plutôt flatteur de Beçalel, le maître d’œuvre biblique du tabernacle (Exode, 31, 1-3) :

ΚΑΙ ΕΛΑΛΗΣΕ ΚΥΡΙΟΣ ΠΡΟΣ ΤΟΝ ΜΩΥΣΗΝ ΛΕΓΩΝ

ΙΔΕ ΕΓΩ ΕΚΑΛΕΣΑ ΕΞ ΟΝΟΜΑΤΟΣ ΒΕΣΕΛΕΗΛ ΤΟΝ ΥΙΟΝ ΤΟΥ ΟΥΡΙ ΥΙΟΥ ΤΟΥ ΩΡ ΕΚ ΤΗΣ ΦΥΛΗΣ ΤΟΥ ΙΟΥΔΑ

ΚΑΙ ΕΝΕΠΛΗΣΑ ΑΥΤΟΝ ΠΝΕΥΜΑΤΟΣ ΘΕΙΟΥ ΣΟΦΙΑΣ ΚΑΙ ΣΥΝΕΣΕΩΣ ΚΑΙ ΕΠΙΣΤΗΜΗΣ ΚΑΙ ΠΑΣΗΣ ΚΑΛΛΙΤΕΧΝΙΑΣ

locutusque est Dominus ad Mosen dicens

ecce vocavi ex nomine Beselehel filium Uri filii Hur de tribu Iuda

et implevi eum spiritu Dei sapientia intellegentia et scientia in omni opere

Le Seigneur adressa la parole à Moise : « Vois j'ai appelé par son nom Beçalel, fils d'Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l'esprit de Dieu pour qu'il ait sagesse, intelligence, connaissance et savoir-faire universel. (Trad. œcuménique)

 

Charlemagne apprécie également son sens de la diplomatie et l’envoie par exemple en 802 négocier un échange d’otages saxons, et en 806 à Rome pour faire valider son testament par le pape.

 

Après la mort de Charlemagne, Louis le Pieux lui accorde également sa confiance. Il joue un rôle de proche conseiller auprès du jeune Lothaire.

 

En 827, il fait venir de Rome des reliques de saint Marcellin et de saint Pierre, et fonde en leur honneur le monastère de Seligenstadt. Lorsqu’il comprend vers 830 que le conflit entre les fils du roi devient inévitable, il se retire sur ses terres à Mulinheim (Mühlheim, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Francfort) où il fonde une abbaye bénédictine.

« Je ne te demande pas, écrit-il à un de ses amis, de me rien écrire sur l’état des affaires du palais, car rien de ce qui s’y fait ne me plaît à savoir. Je m’inquiète seulement d’apprendre où sont et ce que font mes amis, s’il en reste là quelque autre que toi. »

 

Après la mort de sa femme Imma (Emma), il devient abbé, sans qu’on sache toutefois s’il a jamais été ordonné prêtre. Il meurt le 14 mars 840.

 

Hrabanus Maurus, célèbre théologien et futur archevêque de Mayence, compose son épitaphe :

Te peto, qui hoc templum ingrederis, ne noscere spernas,

Quid locus hic habeat, quidque tenens moneat.

Conditus ecce jacet tumulo vir nobilis isto,

Einhardus nomen cui genitor dederat.

Ingenio hic prudens, probus actu, atque ore facundus

Extitit, ac multis arte fuit utilis.

Quem Carolus princeps propria nutrivit in aula,

Per quem et confecit multa satis opera.

Nam horum sanctorum condigno functus honore,

Exquirens Romae corpora duxit et huc,

Ut multis prosint precibus, curaque medelae,

Ipsiusque animæ regna poli tribuant.

Christe Deus hominem salvator, rector et auctor,

Aeternam huic requiem da super astra pius.

O toi qui entres dans ce temple, ne dédaigne pas, je t’en conjure, d’apprendre ce qui s’y trouve sous tes pas. Dans ce tombeau repose un noble homme à qui son père avait donné le nom d’Éginhard. Il fut d’un esprit sage et prudent, honnête dans ses actions, d’une bouche éloquente, et excellent en beaucoup de choses. Le prince Charles l’éleva dans sa propre cour, et accomplit, par son aide, de nombreux travaux. II a rendu aux saints de convenables honneurs ; car c’est lui qui, de Rome, a fait amener ici leurs corps, afin que, touchés de ses prières et de ses soins, ils procurassent à son âme le royaume du ciel. Seigneur Christ, auteur, maître et sauveur des hommes, que ta bonté lui accorde, dans les cieux, le repos éternel.

 

Éginhard est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels les Annales des règnes de Charlemagne et de Louis le Pieux et bien sûr sa célèbre Vie de Charlemagne. Nous possédons aussi de lui un grand nombre de lettres.

 


L’empire de Charlemagne

 

 

VITA KAROLI MAGNI

 

 

Préface d’Éginhard

chapitre 17

Ses grands travaux

chapitre Ier

Les Mérovingiens

chapitre 18

Ses épouses, ses concubines

chapitre 2

Les aïeux de Charlemagne

chapitre 19

Ses enfants

chapitre 3

Son accession au trône

chapitre 20

Complots contre Charlemagne

chapitre 4

Plan de l’ouvrage

chapitre 21

Les étrangers

chapitre 5

Guerre d’Aquitaine

chapitre 22

Aspect physique de Charlemagne

chapitre 6

Guerre contre les Lombards

chapitre 23

Sa tenue vestimentaire

chapitre 7

Guerre contre les Saxons

chapitre 24

Sa vie quotidienne

chapitre 8

Guerre contre les Saxons (suite)

chapitre 25

Sa vie intellectuelle

chapitre 9

Expédition d’Espagne

chapitre 26

Sa piété

chapitre 10

Bretagne et Bénévent

chapitre 27

Sa charité

chapitre 11

Campagne de Bavière

chapitre 28

Charles devient empereur

chapitre 12

Guerre contre les Slaves

chapitre 29

Ses réformes

chapitre 13

Guerre contre les Huns

chapitre 30

Mort de Charlemagne

chapitre 14

Guerre contre les Danois

chapitre 31

Ses funérailles

chapitre 15

Extension de l’empire

chapitre 32

Présages de sa mort

chapitre 16

Affaires étrangères

chapitre 33

Son testament

 


 

Les papes contemporains

de Pépin le Bref et Charlemagne

saint Zacharie

741-752

Étienne Ier

752

saint Étienne II

752-757

saint Paul Ier

757-767

Étienne III

768-772

Adrien Ier

772-795

saint Léon III

795-816

 


 

Les empereurs de Byzance

contemporains de Charlemagne

Constantin V Copronyme

742-743

Artabasde

741-775

Léon IV

775-780

Constantin VI

780-797

Irène

797-802

Nicéphore Ier

802-811

Straurace

811-811

Michel Ier

811-813

Léon V

813-820

 


Biographie et oeuvres d'Éginhard