Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Artistes célèbres

Praxitèle


Prajiteloèw toè Žgalmatopoioè

 

Praxiteles propter artificium egregium nemini est paulum modo humaniori (ignotus).

Grâce à l’excellence de son talent, Praxitèle n’est inconnu d’aucun homme un tant soit peu cultivé. (Varron).

 

[Signum] Cupidinis marmoreum Praxiteli ; nimirum didici etiam, dum in istum inquiro, artificum nomina. Idem, opinor, artifex eiusdem modi Cupidinem fecit illum qui est Thespiis, propter quem Thespiae visuntur ; nam alia visendi causa nulla est. Atque ille L. Mummius, cum Thespiadas, quae ad aedem Felicitatis sunt, ceteraque profana ex illo oppido signa tolleret, hunc marmoreum Cupidinem, quod erat consecratus, non attigit.

L'une des quatre était un Cupidon de marbre, ouvrage de Praxitèle. En faisant mon enquête, j'ai appris jusqu'aux noms des artistes. Si je ne me trompe, c'est le même Praxitèle qui a fait le Cupidon de marbre qu'on voit à Thespies, où sa beauté seule attire les étrangers ; car cette ville n'a rien, d'ailleurs qui puisse les appeler. Lorsque Mummius enleva de Thespies les statues des Muses, aujourd'hui placées devant le temple de la Félicité, et les autres ornements profanes, il ne toucha pas à ce Cupidon, parce qu'il était consacré. Cicéron, De signis, II.

 

Pline situe l’acmé de Praxitèle dans la 104ème olympiade, c’est-à-dire entre 364 et 361 av. J.-C.

 

Praxiteles quoque, qui marmore felicior ideo et clarior fuit, fecit tamen et ex aere pulcherrima opera : Proserpinae raptum, item catagusam et Liberum patrem, Ebrietatem nobilemque una Satyrum, quem Graeci periboëton cognominant, et signa, quae ante Felicitatis aedem fuere, Veneremque, quae ipsa aedis incendio cremata est Claudii principatu, marmoreae illi suae per terras inclutae parem.

Praxitèle aussi, qui fut plus heureux encore et donc plus admiré pour ses marbres, réalisa pourtant aussi quelques très belles œuvres en bronze : un Enlèvement de Proserpine, ainsi qu’une Captive, un Bacchus, une Ivresse et aussi le célèbre Satyre que les Grecs appellent periboetos [peribñhtow : « dont le nom est proclamé partout »], et les statues qui se trouvaient devant le temple de la Fortune, une Vénus qui fut elle-même brûlée sous le règne de Claude dans l’incendie du temple où elle se trouvait, et qui valait la statue de marbre, connue dans la terre entière, du même artiste.

 

Item stephanusam, pseliumenen, Oporan, Harmodium et Aristogitonem tyrannicidas, quos a Xerxe Persarum rege captos victa Perside Atheniensibus remisit Magnus Alexander. Fecit et puberem Apollinem subrepenti lacertae comminus sagitta insidiantem, quem sauroctonon vocant. Spectantur et duo signa eius diversos adfectus exprimentia, flentis matronae et meretricis gaudentis. Hanc putant Phrynen fuisse deprehenduntque in ea amorem artificis et mercedem in vultu meretricis.

Citons aussi la Femme offrant une couronne, la Femme au bracelet, l’Automne, les Tyrannicides Harmodios et Aristogiton. Ce groupe, qu’avait pris Xerxès, le roi de Perse, fut rendu aux Athéniens par Alexandre le Grand après sa victoire sur la Perse. Il fit aussi un Apollon jeune, qui guette d’une flèche un lézard qui rampe vers lui, statue que les Grecs appellent le Sauroctone [« le tueur de lézard »]. On admire aussi deux statues de lui qui expriment des sentiments opposés : la Dame en pleurs et la Courtisane réjouie. On pense que cette dernière représente Phryné et l’on y reconnaît l’amour de l’artiste et le plaisir de la récompense sur le visage de la courtisane. [Pline n’est pas clair : qui reçoit la récompense ? l’artiste ou la courtisane ?]. Pline, XXXIV, 50.

 

Habet simulacrum et benignitas eius ; Calamidis enim quadrigae aurigam suum inposuit, ne melior in equorum effigie defecisse in homine crederetur.

On possède même une représentation de son heureux caractère : il est l’auteur du cocher du Quadrige de Calamis, ne voulant pas que celui-ci qui avait plus de talent pour sculpter les chevaux ne passe pour avoir mal réussi l’homme. Pline, XXXIV, 69-71.


La Vénus de Cnide

 

Telle que tu naquis des sens de Praxitèle

Toute amante est divine, et je doute, à ses yeux,

Si le Ciel te fait femme ou la fait immortelle,

Si tu descends vers l'homme ou renais pour les Dieux.

                                                 Pierre Louÿs

 

Voyez le

« Site officiel du Musée du Louvre »

Praxitelis aetatem inter statuarios diximus, qui marmoria gloria superavit etiam semet. Opera eius sunt Athenis in Ceramico, sed ante omnia est non solum Praxitelis, verum in toto orbe terrarum Venus, quam ut viderent, multi navigaverunt Cnidum. Duas fecerat simulque vendebat, alteram velata specie, quam ob id praetulerunt quorum condicio erat, Coi, cum eodem pretio detulisset, severum id ac pudicum arbitrantes; reiectam Cnidii emerunt, inmensa differentia famae.

J’ai situé l’époque de Praxitèle quand j’ai parlé des statues de bronze, mais il a dépassé sa propre réputation avec ses œuvres en marbre. Il y a des œuvres de lui à Athènes au Céramique, mais au-dessus de toutes les autres, non seulement celles de Praxitèle mais celles du monde entier, il y a sa Vénus. Bien des gens ont fait la traversée vers Cnide simplement pour la voir. Il en avait réalisé deux, qu’il avait mises en vente en même temps. L’une était représentée portant un voile, c’est celle que préférèrent, précisément pour cette raison, les gens de Cos qui en avaient réservé une et bien qu’il en fût demandé le même prix : elle leur paraissait plus grave et plus convenable. Les gens de Cnide achetèrent celle qui restait, celle qui a acquis une renommée sans commune mesure avec l’autre.

 

Voluit eam a Cnidiis postea mercari rex Nicomedes, totum aes alienum, quod erat ingens, civitatis dissoluturum se promittens. Omnia perpeti maluere, nec inmerito; illo enim signo Praxiteles nobilitavit Cnidum. Aedicula eius tot aperitur, ut conspici possit undique effigies deae, favente ipsa, ut creditur, facta. Nec minor ex quacumque parte admiratio est. Ferunt amore captum quendam, cum delituisset noctu, simulacro cohaesisse, eiusque cupiditatis esse indicem maculam.

Par la suite, le roi Nicomède voulut l’acheter aux gens de Cnide, promettant d’acquitter en échange la totalité des dettes de la cité, dettes qui étaient énormes. Ils préférèrent tout supporter, et avec raison, puisque c’est Praxitèle qui a fait avec sa statue la réputation de Cnide. Son temple est ouvert de telle sorte qu’on puisse voir de tous les côtés le portrait de la déesse, réalisé dit-on avec l’aide de la déesse elle-même. Et ce portrait est admirable sous tous les angles. Il paraît qu’un homme devenu fou d’amour s’est dissimulé une nuit pour étreindre la statue et que son désir est trahi par une tache.

 

Sunt in Cnido et alia signa marmorea inlustrium artificum, Liber pater Bryaxidis et alter Scopae et Minerva, nec maius aliud Veneris Praxiteliae specimen quam quod inter haec sola memoratur.

Il y a à Cnide bien d’autres statues de marbre d’artistes célèbres : un Bacchus de Bryaxis, un Bacchus et une Minerve de Scopas, mais il n’est pas de plus grande preuve du rang exceptionnel de la Vénus de Praxitèle que le fait qu’elle seule soit mentionnée parmi toutes les autres. Pline, XXXVI, 20-22.

 

eÞw galma ƒAfrodÛthw t°w ¤n KnÛdÄ

TÛw lÛyon ¤cæxvse; tÛw ¤n xyonÜ Kæprin ¤seÝden;

†Imeron ¤n p¡trú tÛw tñson eÞrg‹sato;

Prajit¡louw xeirÇn ÷de pou pñnow, µ t‹x' …Olumpow

xhreæei PafÛhw ¤w KnÛdon ¤rxom¡nhw.

sur la statue d’Aphrodite à Cnide

Qui a donné une âme à la pierre ? Qui a vu Cypris sur la terre ?

Ce charme, tant de charme, qui l’a inscrit dans le marbre ?

Certes c’est l’œuvre des mains de Praxitèle, ou alors l’Olympe

Est veuf parce que la déesse de Paphos est venue à Cnide.

Anth. Planude, 159.

Pl‹tvnow toè filosñfou

„H PafÛh Kuy¡reia di' oàmatow ¤w KnÛdon ·lye,

boulom¡nh katideÝn eÞkñna t¯n ÞdÛhn:

p‹nth d' Žyr®sasa perisk¡ptÄ ¤nÜ xÅrÄ,

fy¡gjato: poè gumn¯n eäd¡ me Prajit¡lhw;

de Platon le philosophe

Cythérée la déesse de Paphos était venue à Cnide portée par une vague,

Elle voulait voir la statue qui la représente.

Elle l’examina à fond, elle est placée de telle sorte qu’on puisse la voir de tous les côtés,

Et s’écria : « mais où Praxitèle m’a-t-il vue toute nue ? ».

Anth. Planude, 160.

Prajit¡lhw oék eäden “ m¯ y¡miw: Žll' õ sÛdhrow

¦jesen oáan …Arhw ³yele t¯n PafÛhn.

Praxitèle n’a rien vu qui soit défendu, mais son ciseau

L’a fait naître telle qu’était la déesse de Paphos quand Arès l’a désirée.

Anth. Planude, 160b.

Oëte se Prajit¡lhw texn‹sato oëy' õ sÛdarow

Žll' oìtvw ¦sthw Ëw pote krinom¡nh.

Praxitèle ne t’a pas créée, pas plus que son ciseau :

C’est ainsi que tu te tenais quand tu as participé au concours.

Anth. Planude, 161.

„A Kæpriw tŒn Kæprin ¤nÜ KnÛdÄ eäpen Þdoèsa:

Feè feè poè gumn¯n eäd¡ me Prajit¡lhw;

Cypris vit la Cypris de Cnide et s’écria :

« Aïe, aïe, mais où Praxitèle m’a-t-il vue toute nue ? ».

Anth. Planude, 162.

Louki‹nou

T¯n PafÛhn gumn¯n oédeÜw àden: eÞ d¡ tiw eäden,

oðtow õ t¯n gumn¯n sths‹menow PafÛhn.

de Lucien

La déesse de Paphos, personne ne l’a vue nue ; mais si quelqu’un l’a vue,

C’est celui qui a dressé nue la déesse de Paphos.

Anth. Planude, 163

ƒAntip‹trou SidvnÛou

Gumn¯n eäde P‹riw me kaÜ ƒAgxÛshw kaÜ …Advniw:

toçw treÝw oäda mñnouw, Prajit¡lhw d¢ pñyen;

d'Antipater de Sidon

Pâris m’a vue nue, Anchise aussi, Adonis aussi,

Ces trois-là, je croyais que c’étaient les seuls, mais Praxitèle, où ?

Anth. Planude, 164

De imagine Veneris sculpta a Praxitele.

Vera Venus Cnidiam quum vidit Cyprida, dixit

Vidisti nudam me, puto, Praxitele.

Non vidi, nec fas : sed ferro opus omne polimus.

Ferrum Gradivi Martis in arbitrio :

qualem igitur domino scierant placuisse Cytheren,

talem fecerunt ferrea cala Deam.

Sur la statue de vénus sculptée par Praxitèle.

Quand la véritable Vénus aperçut la Vénus de Cnide, elle dit :

« Tu m'as vue toute nue, j'imagine, Praxitèle ?

–Non, je ne t'ai point vue, et cela ne m'était pas permis. Mais c'est avec le fer que toutes nos oeuvres se façonnent,

et le fer est au service de Mars Gradivus.

–Or, telle ils savaient que Cythérée avait plu à leur maître,

telle mes ciseaux de fer ont formé la déesse. »

Ausone, Épigrammes, 57.


Voilà pour la Vénus. Antipater me fournit une transition facile pour aborder l’Éros de Thespies (en Béotie) :

 

F‹seiw tŒn m¢n Kæprin ŽnŒ kranaŒn KnÛdon ŽyrÇn;

†Ade pou Éw fl¡jei kaÜ lÛyow eïsa lÛyon:

tòn d' ¤nÜ Yespi‹daw glukçn †Imeron oéx ÷ti p¡tron

Žll' ÷ti k±n cuxrÒ pèr Žd‹manti baleÝ

ToÛouw Prajit¡lhw k‹me daÛmonaw, llon ¤p' llaw

gw, ána m¯ dissÒ p‹nta y¡roito purÛ.

Tu diras en examinant la Cypris de Cnide la Rocheuse,

« Celle-ci, le jour où elle s’enflammera, toute de pierre qu’elle soit, brûlera les pierres » ;

à Thespies, du doux Amour, tu ne diras pas « au marbre »,

mais tu diras qu’ il « mettra le feu même à l’acier froid ».

Tels sont les dieux, œuvres de Praxitèle, l’un sur un continent,

L’autre sur l’autre, afin d’éviter que d’un double feu ils ne consument l’univers.

Anth. Planude, 167.

L’Éros de Thespies

Eiusdem est et Cupido, obiectus a Cicerone Verri ille, propter quem Thespiae visebantur, nunc in Octaviae scholis positus; eiusdem et alter nudus in Pario colonia Propontidis, par Veneri Cnidiae nobilitate et iniuria; adamavit enim Alcetas Rhodius atque in eo quoque simile amoris vestigium reliquit.

Du même artiste il y a aussi un Cupidon, celui-là même que Cicéron jette à la face de Verrès, « celui pour lequel on va visiter Thespies », et qui se trouve aujourd’hui dans la promenade d’Octavie, et toujours de Praxitèle, un autre, nu, à Parium, une colonie de Propontide, qui partage la réputation et les outrages de la Vénus de Cnide : Alcétas de Rhodes en tomba amoureux et laissa sur lui aussi une semblable trace de son amour. Pline, XXXVI, 22.

 

LevnÛdou toè TarantÛnou

Yespi¡ew tòn …Ervta mñnon yeòn ¤n KuyereÛhw

‘zont' oéx ¥t¡rou graptòn Žp' Žrxetæpou

Žll' ùn Prajit¡lhw ¦gnv yeñn: ùn perÜ Frænú

derkñmenow sfet¡rvn lætron ¦dvke pñyvn

L’Éros vénéré à Thespies, seul dieu du temple de Cythérée,

N’est pas la copie d’un modèle trouvé ailleurs,

Mais le dieu qu’a connu Praxitèle. Il l’avait vu entourer

Phryné et le lui donna pour prix de ses désirs passionnés.

Anth. Planude, 206

 

Praxitèle avait en effet promis à Phryné de lui donner la plus belle de ses œuvres, mais il semblait peu soucieux ou peu pressé de tenir sa promesse.

 

KaÛpote Frænhw aÞtoæshw ÷ ti oß k‹lliston eàh tÇn ¤rgÇn, õmologeÝn m¡n fasi didñnai oß ¤rast¯n önta,  kateipeÝn d' oék ¤y¡lein ÷ ti k‹lliston aétÒ oß faÛnoito. ƒEsdramÆn oïn oÞk¡thw Frænhw ¦fasken oàxesyai Prajit¡lhw tò polç tÇn ¡rgÇn puròw ¤spesñntow ¤w tò oàxhma, oé m¢n oïn p‹nta ge ‹fanisy°nai.

Phryné lui demanda un jour celle qu’ il considérait comme la plus belle de ses statues. On dit qu’il accepta de la lui donner puisqu’elle était sa maîtresse, mais qu’il ne voulut pas lui dire laquelle il considérait comme la plus belle. Alors un esclave de Phryné vint en courant trouver Praxitèle et lui dit que le feu avait pris à son atelier et avait anéanti la plus grande partie de ses œuvres mais pas tout.

Prajit¡lhw d¢ aétÛka ¦yei diŒ yurÇn ¦jv kaÜ oß kamñnti oéd¢n ¦fasken eänai pl¡on, eÞ d¯ kaÜ tòn S‹turon ² flòj kaÜ tòn …Ervta ¤p¡labe. Frænh d¢ m¡nein yarsoènta ¤k¡leue, payeÝn gŒr Žniaròn oéd¡n, t¡xnú d¢ lñnta õmologeÝn tŒ k‹llista Ïn ¤poÛhse. Frænh m¢n oïn oìtv tòn …Ervta aßreÝtai.

Praxitèle se précipita aussitôt à la porte et sortit en disant qu’il ne restait rien à l’artiste si la flamme n'avait pas épargné son Amour et son Satyre ; Phryné lui demanda de rester et de se rassurer, que rien n’avait souffert de dommage ; mais que grâce à sa ruse, elle venait d'apprendre de sa bouche ce qu'il avait fait de mieux. Phryné choisit donc l’Eros, l'Amour. Pausanias, I, 20.

 

 

Prajiteloèw toè Žgalmatopoioè

¤n t» toè …Ervtow b‹sei

Prajit¡lhw ùn ¦pasxe dihkrÛbvsen ¦rvta

¤j ÞdÛhw §lkvn Žrx¡tupon kradÛhw:

Frænú misyòn ¤meÝo didoçw ¤m¡: fÛltra d¢ b‹llv

oék¡t' ôósteævn Žll' Žtenizñmenow

Du sculpteur Praxitèle

sur le socle de la statue d’Éros

Praxitèle a réalisé l’amour qu’il a ressenti

En tirant le modèle de son propre cœur ;

Il m’a donné à Phryné : je suis moi-même mon propre salaire. Mais je jette des charmes

Non plus par les traits que je lance mais par les regards qui me sont lancés.

Anth. Planude, 204.

Athénée attribue cette épigramme à Praxitèle lui-même (Prajit¡lhw ¤p¡grace), mais Planude l’attribue à Simonide.

 

Yespieèsi d¢ ìsteron xalkoèn eÞrg‹sato …Ervta Læsippow, kaÜ ¦ti prñteron toætou Prajit¡lhw lÛyou toè Pentel°si, kaÜ ÷sa m¢n eäxen ¤w Frænhn kaÜ tò ¤pÜ Prajit¡lei t°w gunaikòw sñfisma ¥t¡rvyi ³dh moi ded®lvtai.

Pour Thespies ensuite Lysippos réalisa un Eros en bronze, et avant lui encore Praxitèle en réalisa un en marbre du Pentélique. Son attachement à Phryné et la ruse de la femme à l’encontre de Praxitèle, je l’ai déjà exposé plus haut.

PrÇton d¢ tò galma kin°sai toè …Ervtow l¡gousi G‹óon dunasteæsanta ¤n „RÅmú, KlaudÛou d¢ ôpÛsv Yespieèsin Žpop¡mcantow N¡rvna aïyiw deætera Žn‹spaston poi°sai: kaÜ tòn m¢n flòj di¡fyeire. [...]

Le premier à faire transporter cette statue à Rome fut, dit-on, Gaius [Caligula] qui régna à Rome ; Claude la fit rapporter à Thespies, mais Néron la fit enlever de nouveau ; elle fut détruite par un incendie. […]

ƒEnyaèta [Yespisin] kaÜ aétoè Prajit¡louw ƒAfrodÛth kaÜ Frænhw ¤stÜn eÞkÅn, lÛyou kaÜ ² Frænh kaÜ ² yeñw.

Là [à Thespies], de Praxitèle lui-même, se trouvent une Aphrodite et une statue de Phryné, toutes les deux en marbre, Phryné et la déesse. Pausanias, 9, 27.

 

Copie romaine de l’Aphrodite de Thespies (?),

découverte à Arles

 

 

Alain Darles m’a fait remarquer que j’avais malencontreusement inversé la photo de la statue de cette Vénus !

Erreur rectifiée…

Si vous voulez en savoir plus sur cette statue, Alain Darles me communique aussi les deux liens suivants :

Musée du Louvre

La Vénus d'Arles

 

 


pour en savoir plus sur Phryné de Thespies