Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Ariphron
de Sicyone
Ariphron a vécu au début du IVe s.
av. J.-C.
Ce fragment de péan représente tout ce qui
reste de son oeuvre.
ArÛfrvn õ
SikuÅniow
Pain eÞw t¯n UgÛean
`UgÛeia brotoÝsi presbÛsta makrvn met seè
naÛoimi tò leipñmenon biotw sç d¡ moi prñfrvn juneÛhw
eÞ gr tiw µ ploætou xriw µ tek¡vn
µ tw ÞsodaÛmonow nyrÅpoiw basilhÛdow rxw µ pñyvn
oîw krufÛoiw 'AfrodÛtaw §rkesin yhreæomen
µ eà tiw lla yeñyen nyrÅpoisi t¡rciw µ pñnvn
mpno p¡fantai
met seÝo mkair' `UgÛeia
t¡yale kaÜ lmpei XarÛtvn ôroiw
s¡yen d¢ xvrÜw oëtiw eédaÛmvn ¦fu
Péan à la Santé
Santé, le plus vénéré des bienfaits
pour les mortels,
avec toi puissé-je habiter le temps qui
me reste à vivre, et toi puisses-tu demeurer bienveillante en ma compagnie.
Car si quelque bonheur tiré ou de la
richesse ou des enfants
ou du pouvoir égal à celui des dieux
qu'un roi possède sur les hommes ou des objets de désir
que nous allons chasser avec les filets
invisibles d'Aphrodite
ou si quelque autre plaisir envoyé aux
hommes par les dieux ou quelque répit dans les souffrances,
si tout cela peut se trouver,
avec toi, bienfaisante Santé,
on fleurit et on brille par la
fréquentation des Grâces,
privé de toi personne n'est heureux.

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