Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Mélinnô de Locres
Mélinnô ou Mélinna ou encore Mynna a vécu au 1er
s. ap. J.-C.
MelinnÆ ² LokrÛw

Ód¯ eÞw RÅmhn
Ode à Rome
XaÝr¡ soi RÅma yugthr
Aphow
xruseomÛtra, daÛfrvn nassa,
semnòn naÛeiw ¤pÜ gw ölumpon,
i¢n
yrauston.
Salut à toi, Rome, fille d’Arès,
Couronnée d’or, reine de courage,
Qui habites un sanctuaire olympien sur la terre,
Toujours intouchable.
SoÜ mñn& presbÛsta d¡dvke MoÝra
kèdow rr®ktv basil»on rxw
öfra koiran»on ¦xoisa krtow
gemoneæúw
A toi seule l’antique Destin a donné
La gloire de régner sur un empire indestructible,
Afin que possédant la force militaire
Tu puisses le diriger.
S d' êpò sdeægl& kraterÇn lepdnvn,
st¡rna gaÛaw kaÜ poliw yalssaw
sfÛggetai: sç d' sfal¡vw kubernw
stea laÇn.
Par tes liens, sous un joug solide,
Les poitrines de la terre et de la mer écumante,
Tu les étreins. Et toi fermement tu gouvernes
Les villes des peuples.
Pnta d¢ sfllvn õ m¡gistow aÞÆn
kaÜ metaplssvn bÛon llot' llvw,
soi mñn& plhsÛstion oïron rxw
oé metabllú.
Celui qui renverse tout, le temps immense,
Et qui transforme la vie autrement en autre chose,
Pour toi seule ne change pas le sens du vent
Qui emplit
les voiles du pouvoir.
H gr ¤k pntvn sç mñna kratÛstouw
ndraw aÞxmatw meglvw loxeæeiw,
eëstaxun Dmatrow ÷pvw sunoÛsúw
karpòn p' ndrÇn.
C’est que de toutes les cités toi seule tu mets au monde
Ces hommes si vaillants, ces combattants à la grande lance,
Comme de Déméter les épis féconds, tu recueilles
Une récolte d’hommes.
Langue
très artificielle : dorien mêlé d’éolismes.
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