Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Les poétesses


 

…Antip‹trou

T‹sde yeoglÅssouw „ElikÆn ¦yrece gunaÝkaw

ìmnoiw kaÜ MakedÆn PiepÛaw skñpelow:

Pr®jillan, MoirÅ, ƒAnæthw stñma y°lun †Omhron,

Lesbi‹dvn  kñsmon ¤#plok‹mvn,

…Hrinnan, Tel¡sillan Žgakl¡a kaÜ s¡, Kñrinna,

yoèrin ƒAyhnaÛhw ŽspÛda melcam¡nan,

NossÛda yhlæglvsson, Þd¢ glukuax¡a Mærtin

p‹saw Žen‹vn ¤rg‹tidaw selÛdvn.

ƒEnn¡a m¢n Moæsaw m¡gaw Oéranñw, ¤nn¡a d' aétŒw

GaÝa t¡ken, ynatoÝw fyiton eéfrosænan.

D’Antipater

Voici les femmes à la voix divine que l’Hélicon a nourries

De ses chants, et aussi le rocher macédonien de Piérie :

Praxilla, Moïrô, la bouche d’Anytè, Homère au féminin,

Sappho aux belles tresses qui honore les femmes de Lesbos,

Érinna et la glorieuse Télésilla, et toi, Corinna,

Qui as chanté le martial bouclier d’Athéna,

Nossis, voix féminine, et Myrtis à la douce parole,

Toutes artistes aux lignes éternelles.

Neuf Muses ont été mises au monde par le grand Ciel, ces neuf femmes

La Terre les a mises au monde, immortel plaisir des mortels.

 

Antipater de Thessalonique, contemporain d'Auguste, évoque les Muses et ne retient évidemment que neuf noms.

 

Dans son recueil des Poétesses grecques (Imprimerie nationale, 1998), Yves Battistini a réuni ce qui reste des œuvres de Sappho, Érinna, Charixéna, Myrtis, Corinne, Télésilla, Praxilla, Cléobulina, Anytè, Moïrô, Nossis et Mélinnô.

 

Il ne reste absolument rien de Charixéna et de Myrtis ; nous possédons deux vers de Télésilla, pas grand-chose de Praxilla, quatre énigmes de Cléobulina, deux épigrammes de Moïrô et cinq strophes de Mélinnô.

 

 


 

 

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