Noctes Gallicanae
Lyriques
grecs
Simonide
de Céos
Simonide a vécu 89 ans: né
vers 553, il est mort vers 464 av. J.-C.
Il
a laissé une oeuvre immense: poèmes historiques, épinicies, tragédies, péans,
épigrammes, etc. dont il ne reste bien sûr que des fragments.
On
lui attribuait l'invention de méthodes mnémotechniques et des lettres êta,
oméga, khi et psi; on le considérait aussi comme le premier poète
"mercenaire" selon le mot de Callimaque, c'est-à-dire le premier à se
faire payer pour composer.
Il
s'est fait une solide réputation d'avarice et de cupidité: pendant son séjour à
Syracuse, il revendait, paraît-il, la majeure partie des provisions
quotidiennes que lui faisait envoyer le tyran Hiéron. "Ainsi, disait-il,
tout le monde peut admirer la générosité de Hiéron et ma propre
modération".
Il
était l’oncle de Bacchylide,
le rival de Pindare.
SimvnÛdhw õ XhÛow
eÞw Timokr¡onta
poll piÆn kaÜ poll fagÆn kaÜ poll kk' eÞpÆn
nyrÅpouw keÝmai Timokr¡vn `Rñdiow.
Contre Timocréon
J’ai beaucoup bu et beaucoup mangé et
beaucoup médit
Des hommes. Gisant ici je suis
Timocréon de Rhodes.
Taèta m¢n psi toÝw Ellhsi toÝw ¤n taÝw
Yermopælaiw peptvkñsi ¤pig¡graptai
murisin pot¢ t»de trihkosÛaiw ¤mxonto
¤k Peloponn®sou xilidew t¡torew
Inscription pour tous les Grecs
tombés aux Thermopyles :
Ici un jour contre trois millions ont
combattu
venus du Péloponnèse quatre mille
hommes.
ToÝw d¢ Spartitaiw tde ¤pig¡graptai
Î jeÝn' gg¡lein LakedaimonÛoiw ÷ti t»de
keÛmeya toÝw keÛnvn =®masi peiyñmenoi
Inscription des
Spartiates :
Passant, va annoncer aux Lacédémoniens
qu’ici
Nous gisons et que nous avons obéi à
leurs ordres.
Traduction
de Cicéron (Tusculanes, I, 42)
Dic,
hospes, Spartae nos te hic vidisse iacentes,
Dum sanctis patriae legibus obsequimur.
Quid
ille dux Leonidas dicit ? Prandete animo forti, Lacedaemonii : hodie
apud inferos fortasse cenabimus.
Passant, dis à Sparte qu’ici tu nous as
vus couchés
pour obéir aux lois sacrées de la patrie.
Que dit alors le célèbre chef
Léonidas ? « Déjeunez courageusement, Lacédémoniens :
aujourd’hui c’est certainement chez les dieux d’en bas que nous allons
dîner ».
Voir aussi Praxitèle pour
l’inscription du socle de la statue d’Éros.
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