Noctes Gallicanae

Lyriques grecs

Tyrtée de Sparte


Tyrtée de Sparte a vécu autour de 650 av. J.-C.

 

ƒErvthyeÜw L‹kvn õpoÝñw ¤sti TurtaÝow õ poiht®w

Žgayñw, eäpe, kakkon°n n¡vn cux‹w

Un Spartiate à qui l’on demandait quel genre d’homme était le poète Tyrtée répondit :

« Un homme qui est bon pour aiguiser l’esprit des jeunes ». (Plutarque, Paroles de Spartiates, 235, 60)


 

 

TurtaÛow õ L‹kvn

 

Lakvnikñn ¦mbathrÛon

get' õ Sp‹rtaw eé‹ndrou

koèroi pat¡rvn polihtn

lai˜ m¢n àtun prob‹lesye

dñru d' eétñlmvw p‹llontew

m¯ feidñmenoi tw zvw

oé gŒr p‹trion t˜ Sp‹rt&

Chant de marche laconien

Allons, jeunes gens de Sparte, cité des hommes courageux,

issus de pères citoyens et libres,

de la main gauche votre bouclier brandissez,

votre lance fièrement agitez,

sans craindre pour vos vies:

ce n'est pas la tradition à Sparte.

 

get' Î Sp‹rtaw koèroi

get' Î Sp‹rtaw ¦noploi koèroi

potÜ tŒn …Arevw kÛnasin

Chant de marche laconien

Allez, jeunes gens armés de Sparte,

vers les rythmes d'Arès.

(attribué aussi à Alcman)

 

Pai‹n

tòn „Elladow Žgay¡aw

stratagòn Žp' eéruxñrou Sp‹rtaw

êmn®somen Ì Þ¢ Pai‹n

Péan

Celui qui domine la Grèce bienheureuse,

le général venu de Sparte au vaste territoire,

chantons sa gloire, ô ié Péan!

(attribution douteuse à Tyrtée:

le premier général pour qui on aurait chanté des péans serait Lysandre, mort en 395).

 

oß treÝw xoroÛ

õ tÇn gerñntvn

m¡w pok' ·mew lkimoi neanÛai

õ tÇn Žkmazñntvn ŽndrÇn

m¢w d¢ g' eÞm¡w aÞ d¢ l»w aég‹sdeo

õ d¢ tÇn paÛdvn

m¢w d¡ g' ¤ssñmeya pollÒ k‹rronew

Les trois choeurs

choeur des vieillards

Nous, nous étions autrefois de vaillants jeunes gens.

choeur des hommes dans la force de l'âge

Nous, nous le sommes aujourd'hui; si tu veux, mets-nous à l'épreuve.

choeur des enfants

Quant à nous, nous serons plus audacieux encore.

(attribution à Tyrtée douteuse)

 

 


 

 

 

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Dernière mise à jour: 23/08/99